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Images aléatoires

Dimanche 30 mars 2008

 

 

Tranquillou Billou, moteurs et voiles dehors, aux alentours des 4-5 noeuds, nous tournons à la barre et rêvons ensemble. Nous rêvons dans un 1° temps d'arriver au fameux banc du Geyser. Chantal annonce la couleur : je crois que j'ai perdu les points GPS que nous avez donné un habitué des escales au Geyser. Bon, un coup de fil avant de quitter les côtes mahoraises et nous recupérons les fameux points. Malgré le vent plûtot favorable et les bonnes connaissances de Nico en voile, nous avons mis 20 heures pour arriver sur le lieu de notre quête. Mais le jeu en vaut la chandelle, le lever du soleil sur l'océan metamorphosé en lac bleu metallisé annonce des conditions de rêve pour la chasse de cet après midi :



   Alors que nous avons traîné tout au long du voyage, c'est lors de notre approche du geyser que la première ligne s'emballe. Christophe palpite d'excitation car c'est sa canne qui file :


Un premier barracuda de plus de 1 mètre !!!


On s'empresse de vider cette prise car on espère tous qu'elle sera la première d'une longue liste !


  
D'ailleurs, je vous donne quelques conseils pour la conservation du poisson. C'est toujours utile, surtout quand on raffole de poissons crus. Tout d'abord, nous avons amené de nombreuses glacières pleines de glace. Pour éviter que le poisson  "tourne", il faut bien évidemment le vider soigneusement mais aussi  lui enlever les ouies, autant dire lui couper la tête. En chasse sous-marine,  on utilise des petites glacières dans lesquelles on place les poissons entiers. Une fois la chasse terminée, nous vidons tous les poissons, leur coupons la tête et nous les mettons dans de grandes glacières que nous n'ouvrons ainsi qu'une seule fois : pour la conservation du froid sur plusieurs jours, c'est primordial ! Du coup, trois jours plus tard, la fraîcheur perdurait dans nos glacières !   
En ce qui concerne l'immobilisation des gros poissons remontés sur le bateau, deux écoles se sont cotoyées : la première consiste à tranperser le haut de la tête du poisson à coup de couteaux. La deuxième en image :


Kesaco ??? Une planche à découper en palissandre, un bois dense, pour assomer les poissons en transe ! Bon pour info, des pêcheurs confirmés nous ont assurés que quelques gouttes d'un alcool fort dans les ouies permettaient d'arriver au même résultat tout en douceur...


Nous jetons l'encre à 11 heures du matin. Le grand bleu nous enivre déjà depuis le pont :
 


Mais une fois dans l'eau, c'est encore plus beau :


Et avec les reflets ! Spécial dédicace à Nico pour ces 2 magnifiques prise de vue...
 



Le travail des sculpteurs sous-marins est magnifique, cela ressemble à Mayotte mais avec l'eau cristalline en plus !!!







Et des poissons bien plus gros dans notre zone de chasse, les 10-15 mètres :
 


Une carangue

 


Un thazard ou un wahoo ?
 


Mais aussi les gros "papas", les requins ! Beaucoup moins farouches qu'à Mayotte : mais ça c'est une autre histoire...

A demain....

par Lolo blog-trotter publié dans : La chasse sous-marine
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Samedi 29 mars 2008

Comme vous le signalait Chris. dans son article sur les week-end prolongés, je suis parti au banc du geyser avec Chantal, une baba cool d'un soixante d'années qui vit sur son catamaran de presque 11 mètres, Matthieu, Christophe, Nico et Seb, quatre potes. Le geyser est un atoll. Selon Wikipedia, " en forme de croissant, les pointes tournées vers l'Ouest, le banc du Geyser n'est émergé, à l'exception de quelques rochers au Sud, qu'à marée basse. Il est situé à 125 km à l'est de Mayotte, 122 km au sud-ouest des îles glorieuses, et à 200 km au nord de Madagascar. Il mesure approximativement 8 km de long et son ovale s'étale sur 5 km de large environ. Le plus gros rocher de la partie sud s'élève à près de 8 m, les autres de 1 à 3 m et possèdent quelques herbes et arbustes." Vu du ciel, comme le montre cette image touvée sur le site de Malango , c'est tout de suite plus clair et joli :




Le geyser est un lieu mythique pour la chasse sous-marine, avec ses tombants abyssaux, son abondance en gros poissons... mais aussi ses requins, son courant !!! Vendredi 21 Mars, jour de notre départ, l'aventure commence. D'autant plus que Chantal, la propriétaire du bateau a une réputation qui n'est plus à faire. Matthieu, le seul à la connaître pour avoir déjà réalisé deux voyages pour Madagascar sur son catamaran, n'a jamais connu une traversée sans gros pépin. En vrac : 2 pannes de moteur, un cyclone au mouillage où ils ont frôlé la mort... En espérant que le temps soit clément, nous chargeons le bateau avec nos nombreuses glacières, notre matériel de chasse, de plongée en bouteille et de pêche, nos appareils photos et la nourriture, même si on espère bien sûr se gaver de poissons fraîchement pêchés !!! 



 
Quand arriverons nous au geyser ? Ce voyage, mais pour quels paysages ? Les moteurs tiendront-ils ? Tempête au milieu de l'océan indien ? Attaque de requins ? Quel poid pour notre plus gros poisson fléché ?

                                                                                                                        A demain....

par Lolo blog-trotter publié dans : La chasse sous-marine
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Dimanche 23 mars 2008

Vendredi soir, accompagée d'Elodie (une collègue) et de deux de ses voisins, Mansour et Youssouf, nous nous sommes rendus à Majikavo, pour assister à une fête religieuse. Il s'agissait d'un madjliss pour les enfants. Il y avait beaucoup de monde, mais autant vous le dire tout de suite, nous étions les deux seules m'zungus dans l'assemblée, et nous ne sommes pas passées inaperçues !!





Cette cérémonie regroupe tous les enfants d'une même école coranique (madrassa). Ils sont tous vêtus de la même façon ; les garçons sont en boubou blanc et les filles en noir.

Les enfants sont assis par terre sur une grande natte, tandis que les hommes derrière eux sont sur des chaises :


Chacun leur tour, un par un, les enfants montent sur la scène pour montrer à leur famille ce qu'ils ont appris à l'école coranique :

 


Ils récitent des versets du Coran, en langue arabe.


Une fois sa prestation terminée, des femmes de la famille montent sur la scène pour féliciter l'enfant : elles lui passent un collier de fleurs autour du cou, et lui glissent discrètement quelques billets dans la main en guise de récompense :


Celui-ci tient sous son bras droit la coquette somme de 100 euros !



Pendant ce temps, le Fundi (c'est-à-dire le maître) maintient l'ordre dans l'assemblée, en alignant les enfants, et "recadre" ceux qui ont tendance à se dissiper :

en-ligne-les-enfants.jpg

De temps en temps, les récitations du Coran s'arrêtent pour laisser place à un intermède musical. Des hommes, regroupés en associations culturelles et religieuses interviennent alors. Ils chantent des chants religieux, accompagnés de percussions : ils appellent ça des "kahandza". Toute l'assemblée se lève et se met à danser :


Ils tiennent dans la main une sorte de canne, mais personne n'a su m'expliquer pourquoi?


 
Voici notre ami Mansour, en habit religieux, tenant un tari : c'est une percussion traditionnelle servant à accompagner les chants.

La cérémonie a débuté à 19 heures, mais quand nous sommes partis à 1 heure du matin, c'était loin d'être fini ......





Une petite impression personnelle pour finir cette note :
 
Je suis à la fois très contente d'avoir assisté à un madjliss, et ce grâce à Mansour qui fait partie d'une association et qui nous a permis de découvrir cette tradition. C'est aussi grâce à lui que j'ai pu prendre quelques photos de ce moment, car il a spécialement demandé l'autorisation aux organisateurs. Ca vaut le coup de voir ça au moins une fois et je l'en remercie.

D'un autre côté cependant, nous avons été un peu refroidies, Elodie et moi-même, par certaines pratiques : les adultes qui interviennent, ont librement choisi leur pratique religieuse et nous respectons cela.
Pour les enfants, en revanche c'est une autre histoire : nous avons vu des petits garçons et petites filles âgés de 2 ou 3 ans seulement prendre part à la cérémonie.... 
... ils savent tout juste parler et apprennent déjà par coeur des versets du Coran (qu'ils répètent sans comprendre) ... 
... vont tous les matins, avant l'école publique, à l'école coranique...
... sans parler des coups qu'ils recoivent s'ils ne sont pas d'assez bons élèves....
... parce que leurs parents l'ont décidé et que c'est la règle pour tous....
... et qu'ils n'ont pas le choix...

... cela fait certes partie d'une éducation communautaire...
... Mais que comprennent-ils de Dieu à cet âge là ??? A méditer....

2-petits-garcons.jpg

 


 

"Je ne demande pas votre foi ; je ne suis pas moi-même placé en position d’autorité. Je n’ai rien à vous apprendre - pas de nouvelle philosophie, aucun nouveau système, aucun nouveau chemin d’accès à la réalité ; il n’existe pas de chemin vers la réalité, pas plus que vers la vérité. Toute autorité de n’importe quelle nature, notamment dans le domaine de la pensée et de la compréhension, est la chose la plus mauvaise, la plus destructrice. Les meneurs détruisent les suiveurs et les suiveurs détruisent les meneurs. Vous devez être votre propre maître et votre propre disciple. Vous devez interroger tout ce que l’homme a accepté comme valable, comme nécessaire."

                                                                    Krishnamurti
.

 

par Chris, blog-trottine publié dans : La vie à Mayotte communauté : Mayotte le confetti
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Vendredi 21 mars 2008

L'inconvénient d'habiter dans une région ou 98% de la population est de confession musulmane, c'est qu'il faut supporter 5 fois par jour l'appel à la prière, de gré ou de force, car vu le volume, vous n'avez pas le choix !! Et ce n'est pas toujours une partie de plaisir pour les tympans. (Si vous voulez en entendre un bel exemple, rendez-vous sur le blog de Sev et François qui ont enregistré le chant du muezzin dans leur village).

L'avantage, par contre, c'est que l'on a plus de jours fériés. En plus des fêtes légales, on a les fêtes religieuses musulmanes. Et devinez quoi ? Aujourd'hui justement, c'est Maoulida (jour de la naissance du prophète Mahomet), et c'est donc un jour férié. Et comme lundi c'est Pâques, vous aurez compris que nous avons donc un week-end prolongé de 4 jours !! C'est pas beau ça ??

Les garçons en ont donc profité pour aller faire une virée en catamaran au banc du geyser. C'est un haut lieu de pêche et de chasse sous-marine (mais, chut...., on vous en dira plus dans un prochain article à leur retour). Ils sont partis ce matin et reviennent normalement lundi..... et ils étaient chargés comme des mules (entre la nourriture, les boissons, les glacières, les cannes à pêche, les fusils, combinaisons, palmes, masques, tubas, plombs, équipement pour faire de la plongée en bouteilles .....). J'espère qu'ils vont nous ramener de belles photos de cet endroit mythique !!

Quant à moi, je ne vais pas m'ennuyer non plus : je vais assister à une fête traditionnelle ce soir, et demain, concert à M'Tsanga Beach avec à l'affiche : Daddy Happy, Ellias, le Bacar, Familly Skunk..... Le tout ponctué d'un peu de plage, bronzette, plongée, causette, lecture ..... Bref, la belle vie !!

par Chris, blog-trottine publié dans : En bref, au fil des jours ..... communauté : Mayotte le confetti
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Jeudi 20 mars 2008

Le mataba est un plat typiquement mahorais. Long à préparer, il est souvent servi lors des grandes fêtes traditionnelles, ainsi que pour les mariages.

Les deux ingrédients de base nécessaires à la préparation du mataba sont les brèdes (c'est à dire les feuilles) de manioc et du lait de coco. Il faut aussi du matériel (que nous n'avons pas !) : un mortier et un râpe coco. Grâce à notre amie Anclati, nous avons régulièrement la chance de le préparer et de le déguster ! Nous le cuisinons, entre autre, lorsque nous avons des vacanciers de passage sur l'île, pour qu'ils puissent goûter ces saveurs si particulières.

 

 

Commençons par les brèdes : une fois ramassées, il faut les piler dans un mortier jusqu'à obtenir comme une purée :

 

 

Ici, c'est Nicole, la maman de Loïc qui pile les brèdes sous le regard amusé d'Anclati. Ca n'a pas l'air comme ça, mais c'est drôlement fatiguant, sans parler des ampoules aux mains !

 

 

Et voici le résultat :

 

 

 

Deuxième étape : préparer le lait de coco.

Prenez 5 ou 6 noix de coco. Après les avoir fendues en deux à l'aide d'un coupe-coupe, il faut les râper pour en extraire la chair. Le râpe coco est une sorte de siège métallique, muni d'un bout arrondi et dentellé.

 

 

Là encore, c'est Anclati qui montre l'exemple, puis chacun notre tour nous essayons sous le regard du fundi qui dirige les opérations. Ca a l'air simple quand on la voit faire, mais c'est toute une technique !

 

 

 

Fred, lors de son séjour au mois de juillet .....

 

... à mon tour ....

 

.... Chez les m'zungus, même les hommes préparent !

 

 

Après avoir récupéré la chair des noix de coco, il faut ajouter un peu d'eau et la presser pour obtenir le lait :

 

 

 

Il ne reste plus qu'à faire cuire le tout. Verser le lait de coco dans une marmitte et faire bouillir. Ajouter un oignon émincé, de l'ail, un peu de piment (si vous aimez les plats épicés), du sel, et enfin les brèdes de manioc pilées.

 

 

Laisser cuire pendant au moins 3 heures. Il faut sortir le plat du feu quand il n'y a plus de liquide, c'est à dire que les feuilles ont tout absorbé.

 

 

Pendant ce temps, vous pouvez préparer des achards de papaye verte en guise d'accompagnement :

 

 

C'est comme une sauce faite à base de papaye verte râpée, tomates pelées, sel, eau, citron. Il faut préparer les achards à l'avance puis les réserver au réfrigirateur jusqu'au moment de servir.

 

 

Tout est prêt, il est temps de passer à table :

 

 

Le mataba se sert accompagné de riz.

 

 

 

Bon, je sais ce que vous allez me dire : c'est impossible à faire cette recette en métropole ! C'est sûr, il n'y a ni les ingrédients, ni les ustensiles ..... mais ceux qui sont à Mayotte peuvent toujours essayer.... Pour peu que vous connaissiez une voisine mahoraise qui vous prêtera certainement avec grand plaisir le matériel, et qui, du coup, vous aidera sûrement à le faire !! C'est long à préparer, mais ça vaut le coup de s'en donner la peine car c'est un vrai régal pour les papilles !!

 

 

par Chris, blog-trottine publié dans : Le coin des gourmets
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