Un bivouac éprouvant : 4° partie

Publié le par Lolo blog-trotter

 

Dans un premier temps, à l'aide d'un seau, d'une écope mais surtout de nos mains, nous expulsons tout le sable qui s'est accumulé à l'intérieur du bateau. Dans notre malheur nous avons un peu de chance : la pleine lune nous éclaire le chantier et il n'y a pas de moustiques.

 

Comme vous pouvez le voir sur cette image, notre handicap, le moteur-ancre est toujours planté dans le sable : il faudra faire avec car il est fixé au bateau à l'aide d'un U de moto dont nous n'avons malheureusement pas la clef (un défaut de fabrication nous empêche de le relever).

Puis nous creusons sous le flan droit de l'embarcation, afin de pouvoir la faire basculer. Lorsque la mer remontera, cela évitera que les vagues ne transforment à nouveau notre bateau en piscine. Une fois la bascule effectuée, on creuse à l'avant gauche et à l'arrière droite. Puis à la force de nos 10 bras, on s'arrache pour faire pivoter la pointe vers l'océan. La rotation se fait très lentement, degré par degré... Cela s'explique aisément : notre moteur enfoncé dans le sable ne nous facilite pas la tâche, et le navire pèse au moins une tonne ! On creuse toujours, on creuse encore dans le sable - pour faciliter l'arrivée d'eau - 2 canaux qui partent de l'avant et de l'arrière du bateau pour rejoinre la mer. 

 

 

Fatigués par le désensablage, nous sommes impatients et confiants. Nous plaisantons en nous imaginant grand-père, face à nos petits enfants : "On a creusé toute la nuit pour remettre le bateau à l'eau"...   Alors que la mer monte, les rouleaux de la veille se forment à l'identique. Mais comme prévu, la bascule de la barque lui évite de se remplir d'eau. Mais rien ne bouge...  Soudain une vague, plus puissante que les précédentes, nous permet  de tourner légèrement la pointe vers le large. Tout se déroule comme prévu. Nous lâchons nos dernières forces dans la poussée du navire. Alors que sa pointe pivote lentement vers la mer,  il se remplit aussi chaque fois d'un peu plus d'eau... Nous gagnons 15 degrés. La vague suivante nous en reprend 10.... Quand il décide de quitter le sable, le bateau est plein d'eau. C'est alors que l'inimaginable nous plonge dans un océan de panique : le bateau se retourne pour couler. Oui, couler ! Le bateau, insubmersible, a complètement disparu sous l'eau !!!

Je suis sûr que vous voulez en savoir plus ?  A demain.

 

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