Un bivouac éprouvant : 7° partie

Publié le par Lolo blog-trotter

 

Nous remercions ces 8 personnes : Marco et sa cousine, prévenus par Sylvain, les 5 touristes réunionnais, cadeau du ciel, qui par leur comportement solidaire, nous ont sauvé du naufrage. Sans l'espoir d'un quelconque retour...

Nous regroupons toutes nos affaires, réconfortés à l'idée que tous nos efforts n'ont pas été vains ! On se remémore ces instants terribles où l'on était convaincu que ce bivouac aurait le goût amer du naufrage. On se surprend à plaisanter : "dans moins d'un mois, à tous les coups, on en rigolera". Au loin un bateau s'approche !  Notre remorqueur ! La galère est bientôt terminée ! Mais alors que le bateau de Jackie arrive près du rivage, ce dernier ouvre le capot de son puissant moteur de 150 CV : non tout mais pas ça, pas une panne maintenant !? Si... c'est bien une panne, mais une petite : la marche arrière du moteur ne fonctionne plus. Jackie décide de s'ancrer. Il lance une corde à Fred qui l'attache à son bateau ivre. Puis ce dernier se rapproche du rivage où les puissantes vagues n'ont de cesse de claquer sur le sable. Souvenirs vivaces, la tension monte : il nous reste notamment un 25 CV à remettre sur le bateau. Mais bien organisé, le chargement est rapidement terminé. Fred et Toine restent sur le rescapé du week-end tandis qu'avec Matthieu et Stéphanie, nous rejoignons à la nage le bateau de Jackie. Petite leçon de droit : quand un remorqueur lance un bout à un bateau en perdition, à partir du moment où ce dernier s'accroche à cette corde, c'est qu'il accepte les conditions du remorqueur. La houle qui rentre du large nous inquiète tous. Comment va réagir le bateau engraissé de sable ? Une chose est sûre, il est vraiment bas, anormalement enfoncé dans la mer. Jackie démarre et nous explique que l'on fera le transfert du matos dans son bateau quand l'océan sera plus calme. La tension remonte d'un cran, et comme pousuivit par le destin, la corde qui relie les 2 bateaux casse. C'est alors que le pire traverse à nouveau nos esprits : le bateau recule dangeureusement vers la plage ! Mais Jackie dirige la manoeuvre avec lucidité. Le remorquage peut commencer. Jackie, vêtu de son seul moule bite nous la joue club Med. : "bon regardez bien derrière car on n'est pas encore arrivé ! Le bateau, derrière, il n'a pas la tête à l'envers, parce qu'autrement il faut vite me le dire..." Derrière, le remorqué, enfoncé au ras de l'eau, semble si fragile au milieu de la houle ! Même Jackie beau parleur semble inquiet. D'autant plus que le 150 CV, chauffe, et doit être coupé toutes les 5 minutes.  Mais finalement, après plus de 3 heures de remorquage nous rejoignons notre ponton, où Jackie, sans marche arrière, effectue une manoeuvre de chef d'orchestre marin plein de virtuosité. Enfin ! Nous y sommes arrivés ! Epuisés, nous plongeons dans les bras de morphée pour un nuit profondemment réparatrice. Mais Jackie nous avait prévenu : "des moteurs qui ont baigné dans l'eau salée, il faut les faire nettoyer maximum 12 heures après l'immersion, sinon ils risquent de prendre un gros coup de vieux !". Arriverons-nous à sauver les moteurs ? Nous sommes déjà en retard ! Quels sont les dommages réels sur la coque ?

 

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