Un bivouac éprouvant : 11° partie

Publié le par Lolo blog-trotter

 

Le lendemain, Fred m'appelle vers les 15h00 pour me demander si je peux être à Longoni à 16h00 : tout semble enfin réuni ! Un pote lui a prêté un 25 CV et un gars du coin a accepté de nous aider à sortir le bateau avec son 4x4. Ce serviable inconnu a déjà sorti avec son vehicule plusieurs gros bateaux sur une pente plus proche du ponton, constituée de cailloux, mais qui nous avait paru moins sûre que la pente glissante de la veille. Je vais chercher Toine pour rejoindre Fred et le propriétaire du 4x4 à Longoni.

On fixe rapidement le 25CV sur le plat bord. Fred le relie à la nourrice. Il pompe pour faire passer de l'essence de la nourrice jusqu'au moteur. Il démarre, mais le moteur fait le capricieux. Il pompe à nouveau, démarre, mais toujours rien. Au moment de pomper à nouveau, il se rend compte qu'il n'a pas pris assez d'essence ! Dans un démarrage de rage, le capitaine fracasse réveille le moteur. On n'est pas passé loin du voyage pour rien ! La pluie se met à tomber. On se dépêche. Arrivé au ponton tout est en place. On accroche l'avant du bateau au treuil de la remorque et on mouline pour déposer ce premier sur cette dernière. Ca glisse même si on peine déjà plein de compassion pour la remorque. Le bateau est calé sur cette dernière à l'aide d'un mélange hétéroclite : pneus, rondins de bois... Mais il a l'air calé même s'il n'est pas bien centré ! C'est alors que le puissant pick-up Toyota s'élance et tire difficilement le navire vers la terre ferme. Mais alors que les roues de la remorque sortent de l'eau, la puissante machine se met à patiner. On dégage les gros cailloux sous les roues, mais le 4x4 patine toujours. Nous avons de la chance : de longues planches de pin traînent. On les placent sous les roues. Mais elles explosent sous la puissance de rotation du 4x4 qui n'en reste pas moins toujours bloqué. Il recule, avance, mais se bloque toujours dès que les roues de la remorque commencent à sortir de l'eau. En passant les mains sous l'essieu, on réalise que ce dernier s'est désolidarisé de la remorque. En gros la remorque n'est en contact avec l'axe des roues que grâce à son poids et à celui du bateau ! Opération terminée pour aujourd'hui ? Encore faut-il sortir la remorque de l'eau ! A l'aide du treuil, on laisse le bateau glisser pour un retour à la case départ.Le 4x4 tire la remorque. Une roue de cette dernière heurte un rondin caleur.  Ce choc désaxe l'essieu de la remorque : on ne peut plus la tirer sans risque de la voir se séparer en deux : le corps traîné par le 4x4 et les roues reliées entre elles par un essieu ! Après un lutte acharnée, on réussit à tout remettre en place...

Mais arrivés au ponton, une nouvelle surprise nous attend ! Imaginez-vous le avant notre départ. Accrochez à au ponton, un hors-bord. Puis, accroché à ce beau bateau, le navire fourbu de Fred. Enfin, accroché à ce dernier, une annexe. Vous voyez le ponton au retour ? Ce n'est pas pour le suspense c'est la réalité : wahoo ! L'annexe n'est plus accrochée au ponton ! Elle cogne un peu plus loin contre des rochers !

Vous voulez en savoir plus ? A demain...

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Rex 22/02/2007 11:24

Si le sort s'acharne, il faut etre plus acharne que le sort et tout verifier avant quitte a passer pour parano. Good luck.

les blog-trotters 22/02/2007 16:28

Le sort s'acharne mais malgré la fatigue, les joyeux drillent n'oublient jamais de déconner, même les pieds dans la merde. Il faut relativiser :  la santé est là et le reste c'est du détail... De plus, c'est une histoire que nos petits enfants raconteront à leurs petits enfants ! Une aventure que l'on est pas prêt d'oublier !

Maryse 22/02/2007 05:16

on dirait que le sort s'acharne........
Vite la suite !!!!!
A très bientôt
MARYSE