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Images aléatoires

Mardi 29 avril 2008

Matthieu est le premier à se mettre à l'eau. J'ai à peine le temps de plonger que le premier mérou est fléché, ramené au bateau par un Mathieu pressé. Une fois à bord, les premières émotions passées, la taille de la prise nous laisse tous rêveurs :


Mais derrière les sourires, une appréhension est plus que jamais présente : les requins sont bien là !!!  Alors que Matthieu revenait vers le bateau, j'aperçois un beau requin d'au moins 2 mètres qui semble aussi excité que nous à la vue du beau mérou... Un requin présent dès la première prise et bien peu effarouché par notre présence ! Alors que je me remets à l'eau, l'attitude d'un petit requin de moins d'un mètre met en éveil tous mes sens : ce con avance tranquillement dans ma direction et ne dévie de sa trajectoire qu'à moins de 3 mètres de moi ! Mais la taille des poissons, dans des fonds de moins de 10 mètres me font rapidement oublier cettre brise de panique... Et les belles prises vont s'enchaîner :


Un beau mérou pour Christophe

 

 
Un beau perroquet aux couleurs tropicales


 

 

                                                                     Une carangue bleue 


Après un jour et demi de chasse, les glacières sont pleines de poissons de 2 à 4 kg : beaucoup de mérous, quelques perroquets, des carangues bleues, des pyjamas... Mais le plus beau reste le premier mérou ramené par Matthieu. Alors que l'après-midi avance, annonçant tristement l'heure du retour, ce dernier va vivre la peur de sa vie. Tandis qu'un beau mérou croissant queue jaune qu'il vient de flécher plonge dans son trou, deux requins, par l'odeur alléchée, s'approchent. Le plus gros fonce tête la première dans le trou, comme enragé par le sang. Mais l'entrée est trop petite pour ce molosse des mers. Qu'à cela ne tienne, il s'entête, déployant toute sa puissance carnassière pour atteindre ce repas qui le nargue, à quelques dizaines de centimètres...  Et il va dévorer le mérou après avoir élargit l'entrée de corail. Matthieu est resté scotché devant la beauté féroce du spectacle ! Mais la réalité reprend vite le dessus : alors que le plus petit des requins s'occupe de la tête du mérou décapité, son grand frère fixe Mathieu qui se trouve à une trentaine de mètres, en surface. Soudain la machine à chasser fonce droit sur lui : Matthieu pointe son fusil déchargé en direction de cette fusée  tout en imaginant déjà le pire ! A 3 mètres, le prédateur fait demi tour, il prend peut-être peur ?  En tout cas, Matthieu réalise tout d'un coup l'ampleur de la sienne et fonce vers le bateau tout en jetant des regards inquiets tout autour de lui. Quand il nous raconte son aventure, tout le monde est un peu refroidi. Malgré la dizaine de beaux poissons que j'ai tiré, j'ai envie d'un flirt avec les 10 kilos... Je décide de rester à l'eau tout en veillant à ne pas m'éloigner du bateau. C'est alors que mon obstination se trouve récompensée. Tandis que je me détends en surface, le jumeau de la carangue fléchée par Nicolas, un bébé de 27 kg que vous pouvez contempler dans cet article (Qui dit mieux ?? ) , s'approche à 5 mètres de moi. Petit canard discret mais la bête plonge dans le grand bleu. Alors que je remonte un peu amer, mon regard croise un mérou de belle facture. Ne le quittant pas des yeux, l'observant se réfugier dans un trou situé à 5-6 mètres de profondeur à peine, je réalise que c'est le moment que j'attendais. Deux ou trois respirations profondes et je replonge pour m'approcher le plus calmement possible de l'entrée du refuge de ma proie. Bonne surprise, il me regarde, béat. Je me laisse descendre vers lui, prenant le temps d'ajuster mon tir. Pchiiiiiiuuu! En pleine tête !  Je remonte alors en tirant au maximum sur la corde qui est reliée à ma flèche pour le sortir tout de suite de son refuge de corail. La précision du tir me facilite bien la tâche car le plus gros poisson de ma petite carrière de chasseur est complètement sonné ! Après l'avoir remonté sur le bateau, je suis fou de joie :

 


par Lolo blog-trotter publié dans : La chasse sous-marine
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Dimanche 30 mars 2008

 

 

Tranquillou Billou, moteurs et voiles dehors, aux alentours des 4-5 noeuds, nous tournons à la barre et rêvons ensemble. Nous rêvons dans un 1° temps d'arriver au fameux banc du Geyser. Chantal annonce la couleur : je crois que j'ai perdu les points GPS que nous avez donné un habitué des escales au Geyser. Bon, un coup de fil avant de quitter les côtes mahoraises et nous recupérons les fameux points. Malgré le vent plûtot favorable et les bonnes connaissances de Nico en voile, nous avons mis 20 heures pour arriver sur le lieu de notre quête. Mais le jeu en vaut la chandelle, le lever du soleil sur l'océan metamorphosé en lac bleu metallisé annonce des conditions de rêve pour la chasse de cet après midi :



   Alors que nous avons traîné tout au long du voyage, c'est lors de notre approche du geyser que la première ligne s'emballe. Christophe palpite d'excitation car c'est sa canne qui file :


Un premier barracuda de plus de 1 mètre !!!


On s'empresse de vider cette prise car on espère tous qu'elle sera la première d'une longue liste !


  
D'ailleurs, je vous donne quelques conseils pour la conservation du poisson. C'est toujours utile, surtout quand on raffole de poissons crus. Tout d'abord, nous avons amené de nombreuses glacières pleines de glace. Pour éviter que le poisson  "tourne", il faut bien évidemment le vider soigneusement mais aussi  lui enlever les ouies, autant dire lui couper la tête. En chasse sous-marine,  on utilise des petites glacières dans lesquelles on place les poissons entiers. Une fois la chasse terminée, nous vidons tous les poissons, leur coupons la tête et nous les mettons dans de grandes glacières que nous n'ouvrons ainsi qu'une seule fois : pour la conservation du froid sur plusieurs jours, c'est primordial ! Du coup, trois jours plus tard, la fraîcheur perdurait dans nos glacières !   
En ce qui concerne l'immobilisation des gros poissons remontés sur le bateau, deux écoles se sont cotoyées : la première consiste à tranperser le haut de la tête du poisson à coup de couteaux. La deuxième en image :


Kesaco ??? Une planche à découper en palissandre, un bois dense, pour assomer les poissons en transe ! Bon pour info, des pêcheurs confirmés nous ont assurés que quelques gouttes d'un alcool fort dans les ouies permettaient d'arriver au même résultat tout en douceur...


Nous jetons l'encre à 11 heures du matin. Le grand bleu nous enivre déjà depuis le pont :
 


Mais une fois dans l'eau, c'est encore plus beau :


Et avec les reflets ! Spécial dédicace à Nico pour ces 2 magnifiques prise de vue...
 



Le travail des sculpteurs sous-marins est magnifique, cela ressemble à Mayotte mais avec l'eau cristalline en plus !!!







Et des poissons bien plus gros dans notre zone de chasse, les 10-15 mètres :
 


Une carangue

 


Un thazard ou un wahoo ?
 


Mais aussi les gros "papas", les requins ! Beaucoup moins farouches qu'à Mayotte : mais ça c'est une autre histoire...

A demain....

par Lolo blog-trotter publié dans : La chasse sous-marine
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Samedi 29 mars 2008

Comme vous le signalait Chris. dans son article sur les week-end prolongés, je suis parti au banc du geyser avec Chantal, une baba cool d'un soixante d'années qui vit sur son catamaran de presque 11 mètres, Matthieu, Christophe, Nico et Seb, quatre potes. Le geyser est un atoll. Selon Wikipedia, " en forme de croissant, les pointes tournées vers l'Ouest, le banc du Geyser n'est émergé, à l'exception de quelques rochers au Sud, qu'à marée basse. Il est situé à 125 km à l'est de Mayotte, 122 km au sud-ouest des îles glorieuses, et à 200 km au nord de Madagascar. Il mesure approximativement 8 km de long et son ovale s'étale sur 5 km de large environ. Le plus gros rocher de la partie sud s'élève à près de 8 m, les autres de 1 à 3 m et possèdent quelques herbes et arbustes." Vu du ciel, comme le montre cette image touvée sur le site de Malango , c'est tout de suite plus clair et joli :




Le geyser est un lieu mythique pour la chasse sous-marine, avec ses tombants abyssaux, son abondance en gros poissons... mais aussi ses requins, son courant !!! Vendredi 21 Mars, jour de notre départ, l'aventure commence. D'autant plus que Chantal, la propriétaire du bateau a une réputation qui n'est plus à faire. Matthieu, le seul à la connaître pour avoir déjà réalisé deux voyages pour Madagascar sur son catamaran, n'a jamais connu une traversée sans gros pépin. En vrac : 2 pannes de moteur, un cyclone au mouillage où ils ont frôlé la mort... En espérant que le temps soit clément, nous chargeons le bateau avec nos nombreuses glacières, notre matériel de chasse, de plongée en bouteille et de pêche, nos appareils photos et la nourriture, même si on espère bien sûr se gaver de poissons fraîchement pêchés !!! 



 
Quand arriverons nous au geyser ? Ce voyage, mais pour quels paysages ? Les moteurs tiendront-ils ? Tempête au milieu de l'océan indien ? Attaque de requins ? Quel poid pour notre plus gros poisson fléché ?

                                                                                                                        A demain....

par Lolo blog-trotter publié dans : La chasse sous-marine
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Jeudi 24 janvier 2008


Dimanche 13 janvier, une sortie chasse sous-marine est programmée, avec comme participants : Loïc, mon frère Paul (qui passe son mois de janvier en vacances sur notre île), Fabien et une amie à lui Clémentine, Moussa (un pêcheur mahorais du village), et un vacancier réunionnais Nicolas accompagné de sa femme (rencontrés par hasard dans le village).
Les voilà partis à l'extérieur de la barrière de corail pour une journée riche en émotions, pendant que le reste des filles se font déposer sur les îlots pour une journée de farniente.
Et au retour ...... surprise !!

carangue.jpg


Une très belle carangue, fléchée par Nicolas, est ramenée sur la plage du village. Ca n'a pas l'air très impressionnant comme ça, me direz-vous !! Et pourtant .....

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Vous imaginez mieux la taille de la bestiole maintenant ?

Sitôt débarquée, sitôt vendue à la coopérative des pêcheurs d'Hamjago. Pour déterminer le prix, un petit tour sur la balance s'impose :

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Le verdict tombe :

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27 kilos !! Un record !!!

Félicitons toute l'équipe, car le reste de la pêche n'est pas mal non plus :

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Alors ..... heureux ??

par Chris, blog-trottine publié dans : La chasse sous-marine
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Dimanche 25 février 2007

 

Mercredi dernier, Christine, Matthieu et moi avons acheté une barque Yamaha et sa remorque. Même si elle n'est pas encore immatriculée, nous lui avons trouvé son petit nom : " Wahoo ! ".

 

 

Nous sommes à la recherche de ce modèle depuis le début de l'année. C'est la première que nous avons trouvé à vendre ! La barque Yamaha ne correspond plus aux normes françaises : l'importation de barques neuves est donc interdite mais celles qui avaient des papiers avant l'interdiction sont encore autorisées. Désormais elles sont très rares car les avantages de ce type d'embarcation sont nombreux !

1. Elles sont assez longues pour pouvoir sortir en sécurité à l'extérieur du lagon. La notre fait 5,9  mètres.  C'est un avantage car ce modèle est beaucoup moins volé que sa grande soeur de 7,2 mètres, qui sert de kwassa kwassa (= barque qui amène des clandestins de Anjouan vers Mayotte).

2. Elles sont économiques. Généralement propulsées par des moteurs de faible puissance, de 15 CV à 25 CV, leur faible tirant d'eau leur permet de surfer rapidement sur l'eau. D'autre part, ces barques - sauf celles qui ont été aménagées - ne possèdent qu'une simple coque et pas de plancher, pas de console : par conséquent, l'entretien est minimum et peut être réalisé intégralement à la maison !

3. Leur faible tirant d'eau leur permet de passer dans une mer très basse, ce qui est très utile dans l'océan indien qui subit de fortes marées...

4. La simplicité de cette coque nue a pour corrolaire sa légèreté. Pour ceux qui ont suivi l'éprouvant bivouac, une barque comme celle-ci se remet beaucoup plus facilement à l'eau !

5. Les petits moteurs de 15 et 25 CV se portent facilement. Cela permet de laisser le bateau au mouillage sans les moteurs. Cela réduit les risques de vol ! 

 

Mais la "Wahoo !" ou ancienne "SIMCA 1000" est une barque de légende à Mayotte. Son ex-propriétaire est un grand chasseur sous-marin. L'équipement est sobre mais très fonctionnel.

 

Mon aménagement préféré :

le banc latéral qui se relève pour laisser place à un rangement pour les fusils :

 

 

A l'arrière, c'est toujours la grande classe !  Du moins d'un point de vue chasse et pêche. D'un point de vue de jet-setter, c'est sûr, c'est très rustique !

 

 

Un dernier petit zoom sur la glacière :

 

 

 

par les blog-trotters publié dans : La chasse sous-marine
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